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Le Secteur Privé

Jusqu'ici, cinq Compagnies opérant dans le secteur minier et pétrolier à Madagascar ont accepté d'adhérer dans l'EITI et se sont engagés à mettre en oeuvre la transparence dans leurs activités. Il s'agit de KRAOMA , le projet AMBATOVY , le QMM - Rio Tinto pour les mines, et de MADAGASCAR OIL et EXXON MOBIL pour le pétrole.Les autres entreprises, grandes et moyennes qui oeuvrent dans le secteur minier et pétrolier sont sollicitées pour adhérer à l'initiative EITI.

EXXON MOBIL

La société Exxon Mobil, travaille sur le bloc offshore Mahajanga profond, et effectue actuellement les premiers travaux d'exploration. Il s'agit d'un forage de plus de 3 000 mètres de profondeur, nécessitant un outillage spécial.La Compagnie est encore dans sa phase d'installation à Madagascar.

Au niveau international, Exxon Mobil est présent dans les six continents et dans presque tous les pays du monde. La Compagnie employe plus de 82.000 personnes dans le monde entier.

Le domaine d'activité s'étend en Upstream de l'exploration, du développement, de la Production du Marketing de Gaz à la Recherche et en Downstream au raffinage, production de Lubrifiants, de Marketing de Fuels, de la Recherche et de l'Ingénierie. Exxon Mobil opère aussi dans les chimiques : Manufacture, Recherche et Marketing.

La Compagnie s'engage à continuer les recherches sur les diverses ressources énérgétiques afin de répondre aux besoins de la population, et ce, dans le total respect de l'environnement.

Exxon Mobil adopte le concept de Corporate Governance. L'Intégrité constitue la pierre angulaire de la citoyenneté, un Code de conduite a été défini dans le cadre du travail, des contrôles de gestion sont effectifs et les violations ne sont pas tolérées. ExxonMobil maintient de hauts standards d'éthiques, veille au respect des lois et règlementations, des cultures nationales et locales et réalisent des opérations sécurisées et responsables.

Dans le cadre de la Sécurité et Santé, les accidents de travails sont maîtrisés. La Compagnie veille à ce qu'il n'y ait qu'un minimum d'impacts environnementaux. Les programmes d'activités environnementales prévoient le dialogue avec la Communauté et visent la conservation de la biodiversité . Exxon Mobil essaie également de maîtriser les émissions de gaz depuis 1999.

Parlant des projets communautaires initiés, la Compagnie lutte contre le paludisme dans les Régions où elle travaille, construit des hôpitaux, distribue des tentes, organise des campagnes de vaccination, et forme les agents de la Santé. Elle promeut les recherches, appuie les projets et crée des opportunités pour les femmes et les jeunes filles. Dans le domaine de l'éducation, la Compagnie construit ou réhabilite des écoles et les dote d'instituteurs et d'enseignants. Les formations et l'alphabétisation pour les adultes ne sont pas en reste. La Compagnie s'est également engagée d'appuyer la génération future des scientifiques et d'ingénieurs et de sponsoriser les grands instituts de Sciences

Enfin, pour les ressources humaines, la diversité constitue un puit de compétences. Chez ExxonMobil, 41 % des dirigeants sont des femmes. La Compagnie encourage le recrutement d'employés et de techniciens locaux dans les pays où elle opére. Exxon Mobil appuie l'élaboration des lois économiques, protège les Droits de l'Homme et investit dans les personnes.

> tableau des intervenant


KRAOMA

> Présentation du produit extrait

Les produits de la Kraoma sont de deux types : le chrome «concentré» et le chrome «rocheux».

Répartition des produits :

Ankazotaolana

Bemanevika

  Concentré

23 %

51 %

  Rocheux

77 %

49 %

La Kraoma dispose d'un minerai de bonne qualité. Son ratio est de 2,4 ce qui le situe dans une position intermédiaire entre les minerais rocheux bas de gamme d'un ratio de 1,5 et ceux haut de gamme d'un ratio entre 3 et 4. Son minerai est principalement à vocation métallurgique.

Les caractéristiques des produits de la Kraoma :

 

Concentré

Rocheux

  Analyses chimiques

 

  Cr2O3

48% min

42% min

  Cr/Fe ratio  

2.4/1 min

2.5/1 min

  SiO2

4% max

12-14%

  Al2O3

13-16%

13-16%

  MgO

12-14%

17-20%

  FeO

17-18%

13-16%

  TiO2

Trace

Trace

  P

0.009% max

0.007% max

  H2O

4% max

1% max

  Granulométrie

 

90% entre 40-1000 microns

  25-160 mm : 70%
  < 25 mm : 30%

> Présentation de la KRAOMA

La Kraoma (Kraomita Malagasy) est une Société Anonyme qui est sous la tutelle du Ministère de l'Energie et des Mines. Le capital social de l'entreprise qui est de 3 231 500 000 Ariary appartient en totalité à l'État Malagasy. Les activités principales de l'entreprise sont l'extraction, le traitement et l'exportation du minerai de chrome ainsi que la vente locale de pierre précieuse (Or).

La Kraoma est la seule grande société minière nationale en terme de quantité exportée et de chiffre d'affaires . Ses exportations sont de l'ordre de 100 000 à 140 000 tonnes par an.

Le siège social de l'entreprise se trouve à Antananarivo tandis que son site d'exploitation se trouve aux environs d'Andriamena, plus précisément à Brieville dans le district de Tsaratanana - région de Betsiboka, soit au Nord-Ouest de Madagascar.

La Société a achevé dernièrement en décembre 2007 l'exploitation de la mine d'Ankazotaolana dont ont été extraites 5 900 000 tonnes de minerai brut. Elle exploite depuis 2005 la mine de Bemanevika dont les réserves exploitables sont estimées de l'ordre de 2 500 000 tonnes. La durée d'exploitation de ce site devrait donc s'étendre sur 11 à 12 ans. Des recherches supplémentaires pourraient porter les réserves de cette mine à 20 ans sur les permis de la Kraoma.

La Société emploie quelques 400 employés dont 35 cadres.

> Suivi environnemental

Un audit environnemental de la Kraoma a été effectué par le GEEEM (Groupe d'Étude Exploitation Environnement Minier). Plusieurs recommandations en sont ressorties afin de mettre en conformité la société par rapport à la réglementation en vigueur en matière de gestion environnementale, améliorer les pratiques existantes et pallier aux problèmes environnementaux identifiés liés aux activités passées et actuelles de la société.

A cet effet, la Kraoma prépare actuellement un plan de mise en sécurité pour la carrière d'Ankazotaolana dont l'exploitation s'est terminée en décembre 2007. Un plan de réaménagement du site est également en cours. Un audit environnemental sera dès lors présenté à l'ONE en vue d'obtenir le quitus environnemental.

La Kraoma a également chargé un cabinet privé d'étudier le dossier pour régler le problème de la gestion des effluents liquides et ainsi mettre fin aux rejets de ceux-ci directement dans la nature. La mise en conformité devrait être effectuée prochainement par la construction d'un barrage de rétention de résidus.

Le reboisement constitue une autre mesure prisée par la société. Pour la seule année 2007-2008 plus de 11 500 plants de terrain ont été reboisés. La société envisage de reboiser quelques 2 000 plants supplémentaires pour cette année. Par ailleurs, 60 plants d'arbre ont été plantés au Collège et 400 au Lycée de Brieville.

> Mesures sociales (ou relations communautaires)

La population de la Commune rurale de Brieville, lieu d'implantation de la Kraoma compte quelques 13 000 habitants dont un peu plus de 5000 gravite autour de l'entreprise, c'est-à-dire les employés et les membres de leur famille. Dans la cité de Brieville même, chef lieu de la Commune , le nombre d'habitants est de 3 200 dont 1 742 sont des employés avec leur famille.

Pour plus de commodité pour ses employés, la Société a construit plusieurs logements pour les cadres et pour les ouvriers. Elle a également bâti une école maternelle, une école primaire, un collège et un lycée ainsi que des terrains de sports (tennis, volley, basket, foot.), et une piscine. Par ailleurs, elle a mis en place un dispensaire et un cabinet dentaire. Les frais de scolarité et de consultations médicales pour les employés de l'entreprise sont pris en charge par celle-ci. Enfin, d'autres bâtiments tels que églises, salle de fête, château d'eau potable, ainsi qu'une maison d'hôtes avec une salle de restauration ont été construits par la Société.

Une collaboration de la société avec l'Alliance française permet actuellement d'offrir aux habitants de Brieville une remise à niveau de la langue française.

Enfin, un plan de lutte VIH/Sida élaboré par la Société est présentement en cours de validation par le SE/CNLS. Le Rapid Result Initiative (RRI-Sida) a été lancé au début du mois de mars 2008. D'ici la fin du mois de juin, 40 % du personnel de la Kraoma ainsi que leur famille auront été dépistées, ce qui représente quelques 800 individus, et 70 % d'ici la fin du mois de novembre. Des mesures de sensibilisation accompagneront ce dépistage massif, dont la distribution de préservatif et l'organisation d'activités d'éducation au public.

> Impacts (ou Valorisation) économiques

Au niveau économique, la Kraoma a grandement contribuée au développement de la région. La société emploie actuellement près de 400 personnes à Brieville qui sont originaires de différentes provinces du pays. La masse salariale dépasse les 600 millions d'Ariary par an.

La Cité (Kraoma) est au centre de toutes les activités économiques et commerciales de la région. La présence des employés de l'entreprise permet de faire marcher l'économie. La Cité abrite d'ailleurs le marché.
L' implantation de la Kraoma dans la région a également engendré la prolifération de petits commerçants, d'épiceries. Plusieurs marchands ambulants viennent eux aussi régulièrement dans la Cité pour vendre leurs produits.

Brieville qui subissait un certain isolement géographique jusqu'à ce jour a pu bénéficier d'un développement important au niveau des communications grâce à la Kraoma. La compagnie Telma s'est déjà implantée dans la région. L'Internet devrait quant à lui être prochainement opérationnel.

S'ajoutent aux retombées économiques sur la région les contrats de sous-traitance passés par l'entreprise, notamment au niveau du transport routier entre Brieville et Morarano qui est confié à des transporteurs privés.

Par ailleurs, la réfection de la route Brieville-Tsaratanana via Andriamena (90km) par la Kraoma a sans aucun doute facilité le transport des marchandises et des personnes dans la région. Il est à noter également que Madarail, gestionnaire des transports ferroviaires, est présentement en train d'effectuer d'importants travaux dans la région en vue d'assurer un meilleur transport des produits finis de la Kraoma de Morarano à Toamasina où les marchandises sont chargées sur des navires en vue de leur exportation.

Enfin, il est important de souligner que la KRAOMA contribue largement au développement économique du pays par le paiement d'impôts, taxes et redevances minières diverses dont elle s'acquitte chaque année.

> tableau des intervenants


MADAGASCAR OIL

Madagascar Oil est une Compagnie privée travaillant pour le développement du secteur d'Huile lourde et l'exploration gazière à Madagascar. En Mars 2007, le Groupe a conclu une facilité de crédit avec le Crédit Suisse, qui lui a accordé des ressources financières pour poursuivre non seulement les grandes activités d'exploration et de découverte d'huiles lourdes mais aussi pour rendre plus performants les travaux d'exploration additionnels.

Le groupe Madagascar Oil Ltd fut crée en 2004 et a comme activité principale la recherche et l'exploitation d'hydrocarbures à Madagascar. En 2004, l'OMNIS, représentant l'Etat malgache a signé avec Madagascar Oil des contrats de partage de production répartis en six blocs pétroliers on-shore sur tout le territoire national.

L'année 2007 a été marquée par de signifiants progrès contribuant à l'atteinte de l'objectif de la Compagnie de devenir l'exploitant leader de pétrole à Madagascar.

A travers ses filiales, (Through its subsidiaries), Madagascar Oil SA and Majunga Oil SARL, Madagascar Oil occupe les blocs pétroliers de Majunga (2103), Manambolo(3105), Manandaza(3107), Morondava(3106), Bemolanga(3102) et Tsimiroro(3104) couvrant près de 53.000 km2 à Madagascar. Madagascar Oil et son équipe de direction s'engagent à appuyer les efforts de Madagascar de développer ses ressources pétrolières et gazières dans le respect de l'environnement afin de contribuer activement à l'avancée économique et sociale du pays. Dans ses activités, la Compagnie utilise des équipements technologiques supérieurs et de performantes mains d'oeuvre.

TSIMIRORO
Les premières études effectuées sur le site de Tsimiroro ont révélé l'existence d'huile lourde. Elle a effectué l'essai pilote à Tsimiroro et Bemolanga dans le but de déterminer de manière sûre la qualité et la quantité de pétrole disponible dans ces gisements, une étape destinée à établir le comportement du gisement. La société a commencé les forages d'exploration durant le second semestre de l'année dernière et a effectué une première extraction d'huile lourde sur le site de Tsimiroro. Madagascar Oil, à l'heure actuelle, affirme avoir relevé près de 60 millions dollars en bourse.

La société Madagascar Oil sarl a prévu ce projet pilote d'exploration pétrolière . Un des plus avancé dans le domaine de la recherche pétrolière à Madagascar. Les premières estimations préconisent 200 millions de barils pour le gisement de Tsimiroro. Une estimation qui devrait être revue à la hausse après les résultats du projet pilote. Le pétrole sera d'abord exporté brut, mais l'installation d'une raffinerie sur place peut être envisagée. Le financement pour l'exploitation nécessaire s'élève à plusieurs centaines de millions dollars. L'atteinte de la vitesse de croisière au niveau de la production, c'est-à-dire 1000 barils/jour, est prévue d'ici dix ans.

La superficie déterminée pour l'extraction actuelle révèle une importante potentialité. Après l'exploitation, le financement nécessaire s'élève à plusieurs centaines de millions de dollars.

Le projet de Tsimiroro a réalisé la première extraction d'huile et tous les équipements d'injection de vapeur ont été mobilisés pour l'injection pendant le premier trimestre de 2008. Une dizaine de puits ont été forés et les activités d'exploration se poursuivent dans le domaine pilote principal de Tsimiroro pour définir plus profondément le potentiel du secteur. Quatre autres ont été creusées. Ces activités aideront mieux à comprendre la configuration structurale des réservoirs découverts attestant le potentiel du bloc.

BEMOLANGA
Madagascar Oil a d'ailleurs confirmé l'existence d'importants gisements pétroliers à Bemolanga, le deuxième site d'exploration pétrolière de cette compagnie. Le gisement recèle de l'huile lourde, difficile et onéreuse à raffiner. Le gisement de Bemolanga, est, pour le moment, dans un état transitoire.

Une étude régionale des bassins a été réalisée et a abouti à l'identification d'un potentiel significatif d'hydrocarbures. Les opérations d'exploration de dépôt de Bemolanga continuent et ont confirmé l'existence des ressources. Jusqu'ici, 15 puits ont été forés à Bemolanga, et la Compagnie entreprend des études au Canada pour évaluer différents aspects d'extraction de bitume sous des processus à base d'eau et de cornue. Madagascar Oil compte forer 45 puits pendant 2008, dans le cadre d'un programme qui commencera en mai, après la saison des pluies.

Des études techniques et recherches technologiques significatives ont été réalisées pendant 2007. Norwest Corporation du Canada a réalisé une évaluation sur la production d'huiles et sur les ressources de Bemolanga, une évaluation basée sur le processus à base d'eau d'extraction. Norwest a également entrepris une étude de coût sur les évaluations initiales des frais d'exploitation capitaux et pour le développement des 120.000 barils par opération par jour. Dans l'ensemble, la technologie et les études du marché de Madagascar Oil ont appuyé le développement des ressources pétrolières à Madagascar.

Madagascar Oil est un acteur de développement qui respecte l'environnement et l'engagement citoyen et responsable. Pour cela, la Compagnie travaille avec le Ministère de l'Environnement et les Ongs soucieuses du respect de l'environnement. Elle est également entrée en collaboration avec les autorités locales afin de répondre aux attentes primordiales de la population.

> tableau des intervenants


PROJET AMBATOVY
Informations non communiquées

> tableau des intervenants


QMM 

Rio Tinto est une des sociétés minières les plus importantes au niveau mondial avec des revenus annuels de plus de 14 milliards US$ et 30 000 employés dans le monde entier. QIT Madagascar Minerals SA (QMM) est une filiale Malagasy de Rio Tinto (80%) et de l'État Malagasy (20%) représenté par l'Office des Mines Nationales et des Industries Stratégiques (OMNIS).

Suite à de nombreuses années de négociations, Rio Tinto QMM et l'État ont conclu en 1998 une Convention d'Établissement qui définit les principaux droits et obligations des deux parties pendant toute la durée du projet.
De 2002 à 2005, Rio Tinto QMM a réalisé une évaluation finale de la faisabilité du projet, laquelle a permis la prise d'une décision d'investissement positive.

> Les produits extraits

*Ilménite : permet d'extraire le titane qui est utilisé dans l'industrie aéronautique et spatiale. On en fait également un usage courant dans les industries de peinture et plastique, la boue de forage,...

*Zircon : le zircon est utilisé pour les composants électroniques et les tuiles de céramique. Il est récupéré en tant que sous-produit des minerais de titane. La dépendance des utilisateurs européens face à des producteurs australiens et sud-africains pourrait procurer à Madagascar une ouverture favorable sur les marchés d'Europe occidentale.

> Taille de la structure d'exploitation

Le projet d'extraction d'ilménite à Taolagnaro représente près de 588 millions dollars d'investissement. Le gisement de Fort-Dauphin compte des réserves de 75 millions de tonnes d'ilménite suffisantes pour assurer plus de 40 ans de production. Le gisement de Fort-Dauphin contient près de 70 millions de tonnes d'ilménite. Cette quantité représente environ 10% du marché mondial. Sur les 2000 ha du secteur de gisement de Mandena, le plan minier prévoit l'exploitation d'une centaine d'hectares par année sur une période de 20 à 25 ans. Le complexe minier comprend une unité de séparation flottante reliée à une drague, une usine de séparation des minéraux et ses bâtiments connexes (incluant administration, cantine, magasin de stockage, etc.) une centrale électrique ainsi qu'un seuil déversoir.

Les installations minières et portuaires, pour lesquelles l'investissement est estimé à 585 Millions de $US, seront construites sur une période de 3 ans de façon à permettre l'exportation d'une première cargaison d'ilménite du Port d'Ehoala à Sorel avant la fin de l'année 2008. Une fois que le projet opèrera à sa pleine capacité, le projet versera annuellement plus de 20 millions de US$ à l'État en redevances minières, impôts et dividendes.

La décision d'investissement du 3 août 2005 a permis à Rio Tinto QMM d'enclencher les travaux de construction des infrastructures durant le premier trimestre de 2006. Ces travaux concernent essentiellement

- L'aménagement du port actuel de Fort-Dauphin pour assurer la réception des premiers matériels
- L'aménagement des routes d'accès pour acheminer ces matériels ;
- L'aménagement et l'exploitation de la carrière d'Andriambe pour la construction de l'ensemble des infrastructures et la protection pour le port ;
- L'aménagement d'une base vie pour les travailleurs venant de l'extérieur ;
- L'aménagement d'une route temporaire entre la carrière d'Andriambe et Ehoala pour transporter les blocs de rochers nécessaires à la construction du futur port en eau profonde ;
- La construction d'un port d'utilité publique en eau profonde à la péninsule d'Ehoala ;
- La mise en place des installations minières dans le secteur de Mandena
- La construction d'une nouvelle route reliant les installations minières au port d'Ehoala ;
- L'installation d'une centrale électrique de capacité suffisante ainsi que de dépôts de carburants pour les besoins de l'exploitation minière et du fonctionnement du port ;
- La construction d'un seuil déversoir, ouvrage permettant d'assurer l'approvisionnement en eau douce nécessaire à l'exploitation, et d'appuyer la réhabilitation végétale ;
-La construction de bâtiments servant de logements au personnel ainsi que les infrastructures connexes.

> Suivi socio environnemental

Rio Tinto QMM a démarré sa recherche géologique dans la région de Fort-Dauphin en 1986 et entrepris des études sociales et environnementales préliminaires dès la fin des années 1980. Rio Tinto QMM a mis en place un programme social et environnemental permanent au milieu des années 1990 en vue d'assurer un développement durable du projet et, dans ce cadre, a établi des partenariats avec des ONGs et des bailleurs de fonds. Ces partenariats ont permis la mise en oeuvre de plusieurs initiatives au niveau social, avec objectif de minimiser les impacts négatifs appréhendés du projet et du développement régional et maximiser les retombées positives.

En 1998, Rio Tinto QMM a entrepris une évaluation des impacts sociaux et environnementaux dont le rapport a été soumis à l'État. Suite à une revue rigoureuse par l'Office National de l'Environnement (ONE) de Madagascar, un permis environnemental a été octroyé à QMM en novembre 2001. Ce permis comprend une série d'obligations sociales et environnementales auxquelles Rio Tinto QMM doit se conformer durant chaque phase du projet.

Les travaux de construction des infrastructures routières, minières et portuaires, ainsi que les opérations d'extraction des sables minéralisés, auront aussi des impacts sur les milieux naturels. Rio Tinto s'est fixé des normes environnementales et sociales rigoureuses qui visent à minimiser tout impact défavorable éventuel de ses activités sur l'environnement et à apporter une contribution positive à la vie des communautés locales. En lien avec cette politique de Rio Tinto, QMM a pris comme engagement de réhabiliter tout le territoire perturbé par ses activités de construction et d'exploitation afin d'apporter une plus-value sociale, économique et environnementale à l'ensemble de la zone minière exploitée.

a. L'élaboration de documents de références :
b. La restauration écologique
c. La réhabilitation des territoires perturbés
d. La réhabilitation du gisement minier

Par ailleurs, le document de politique de gestion « Notre approche de l'entreprise » de Rio Tinto décrit les pratiques du Groupe qui visent à contribuer, entre autres à l'amélioration du contexte environnemental. Le défi est d'améliorer l'existant et d'aller au-delà de la protection et de la restauration.

> Relation communautaire

C'est à partir des résultats des Etudes d'Impact Social et Environnemental (EISE) entreprises de 1990 à 2001 que le Programme social de QMM a été élaboré. Les études portaient sur les impacts potentiels du projet :
. Bien-être matériel de la population (alimentation, santé, économie)
. Bien-être social de la population (impacts culturels, changements sociaux à long terme).

Ces résultats ont été validés auprès de toutes les parties prenantes au cours d'une vaste campagne de consultations publiques.

Le cadre conceptuel des initiatives et réalisations du Programme social comprend 2 axes directeurs :
. La protection et la promotion des conditions de vie locales et régionales
. Le développement des entreprises et de l'économie locales

D'autre part, Rio Tinto prône une politique de contribution conséquente au développement durable de son pays hôte. Les activités du Programme Social tiennent en compte ce souci d'appuyer les initiatives et dynamiques de développement en cours ou en gestation dans la Région. Il s'agit ainsi pour Rio Tinto QMM de consolider son identité en tant que compagnie minière socialement responsable ayant des objectifs commerciaux précis et des compétences qui peuvent et pourront contribuer à la sécurité des conditions de vie locaux ainsi qu'au développement régional.

. Le développement de l'écotourisme et d'autres activités génératrices de revenus alternatives
. L'agriculture améliorée
. La santé publique et communautaire
. Des activités de gestion communautaire des ressources naturelles
. Les pratiques de pêche améliorées
. L'amélioration de l'éducation
. L'éducation environnementale liée aux activités de la société conformément aux différents cadres réglementaires (Code Minier, procédures opérationnelles de la Banque Mondiale , Standards de Rio Tinto, etc.).
Rio Tinto QMM prévoit de contrôler les impacts de ses activités sur les conditions de vie locale à travers des systèmes de suivi évaluation participatifs, et de les gérer par le biais d'un Programme de Compensation Intégré (PCI).

a. La protection et la promotion des conditions de vie locale
b. La protection et la promotion des conditions de vie régionale
c. Développement des entreprises et de la chaîne d'approvisionnement
d. Le développement des entreprises et de l'économie locale

> Valorisation économique

Le projet crée plus de 2000 emplois au cours des trois années de construction et environ 600 emplois directs ainsi qu'entre 1 000 et 2 000 emplois indirects permanents durant la phase de production. L'objectif de Rio Tinto QMM est de maximiser les emplois Malagasy.

Les infrastructures portuaires d'Ehoala feront de Taolagnaro le plus grand port de Madagascar. Cela constitue une opportunité sans précédent pour cette région. A travers le port d'Ehoala, qui sera disponible trois semaines sur quatre, le Sud pourra se positionner comme le poumon du Grand Sud et de Madagascar.

> tableau des intervenants